
Chrome a terminé l’année 2009 avec une part de marché de 4,63%, d’après la société de statistiques Net Applications. Pour la première fois, Safari (Apple) est passé à la quatrième place avec 4,46%. En Décembre, Chrome a gagné 0,7%, soit son plus grand gain depuis qu’il a été lancé ! Ce qui est sûrement explicable par le lancement simultané de Chrome pour Mac et Linux ainsi que des extensions pour le navigateur.
De son côté, Firefox (Mozilla) a perdu (!) 0,1% de part de marché ! c’est la première fois que j’entends parler d’une baisse de l’utilisation de Firefox, ce qui prouve probablement que Chrome a du succès chez les utilisateurs de Firefox. Ca retarde un peu le passage de Firefox au dessus de la barre symbolique des 25% de part de marché…
Comme depuis des années, les navigateurs de Microsoft continuent à perdre du terrain. C’est d’ailleurs en Décembre la plus forte évolution, avec une perte de 0,92 points à 62,7%, un nouveau record à la baisse pour IE qui avait encore, il y a quelques années, une part de marché de plus de 90%. Un déclin qui s’est d’ailleurs accéléré au deuxième semestre 2009. Seul réconfort pour la firme de Redmond : IE8 est enfin passé devant IE6, le navigateur déclinant et préhistorique pourtant encore installé sur de nombreuses bécanes (soit par méconnaissance des substituts, soit parce que le service informatique de l’entreprise a la flemme de passer à autre choses..). Au rythme actuel, Microsoft et ses navigateurs auront moins de 50%
NetApplication récolte les statistiques de près de 40 000 sites internet et 1 600 000 visiteurs uniques par mois. Les données du mois de Décembre sont disponibles sur leur site.
Sur ce, bonne année à tous !!
Thibaud
Tags: Firefox, Google, Google Chrome, IE

Je fais une pause sur Google pendant quelques instants
pour vous parler d’une histoire que j’ai pas mal suivie : celle de la Commission Européenne et de sa bataille contre Microsoft, cette fois-ci à propos de l’installation par défaut d’Internet Explorer dans Windows. Cette installation est jugée anticoncurrentielle. Certes… mais Apple fait la même chose avec Safari sur ses Macs, sans se faire taper sur les doigts par la CE ! Il a donc été jugé que la position de quasi-monopole de Microsoft sur les systèmes d’exploitation ne permettait pas une concurrence efficace dans le domaine des navigateurs si Internet Explorer (IE) restait le seul navigateur lié à Windows.
Le 16 Décembre, un accord a donc enfin été conclu. Il donne le choix la chance aux utilisateurs de Windows XP, Vista et 7 de télécharger un navigateur rival à IE. Ce fut dur et long en tout cas (C’est mieux quand c’est comme ça non ?
)
Débuté en Janvier par la CE, la procédure avait pour but de forcer Microsoft à insérer un “ballot screen” (Une liste de navigateurs à installer) dans la procédure d’installation de Windows. Microsoft, bien sûr, ne s’est pas laissé faire ! Ils ont même proposé de supprimer Internet Explorer dans la version européenne de Windows 7 ! (Il aurait fallu se fournir un navigateur par un autre moyen). En gros, tout sauf promouvoir leurs concurrents… mais la CE n’a pas voulu en rester là. Ce qui fait qu’après d’âpres négociations, Microsoft a fait une nouvelle proposition, qui a par la suite été modifiée et négociée dans ses moindres détails… avec les concurrents d’Internet Explorer en scrutant les moindres détails !
Quel est donc cet accord ?
On en est restés sur le “ballot screen”, qui fournira aux clients européens des liens vers le téléchargement de navigateurs concurrents. Cette liste va comporter pour chaque navigateur deux liens : l’un disant “Installer” et l’autre “Plus d’informations”. Le lien installer dirigeant bien sûr vers une page web permettant de télécharger le navigateur choisi.
IE restera dans Windows sauf si l’utilisateur décide de le désactiver (Ce qui est possible seulement sur Windows 7), mais sera retiré des icônes de lancement rapide si un autre navigateur est choisi.
Combien de navigateurs sont dans cette liste ?
Douze en tout. Mais sur deux pages : Cinq sur la première et le reste (12-5=7) sur la deuxième page. Les 5 premiers sont les plus connus : Safari d’Apple, Chrome de Google, IE de Microsoft, Firefox de Mozilla et Opera d’Opera. Que du lourd donc. Sur la deuxième page en revanche on va retrouver : AOL (Que seul mon agence immobilière utilise à ma connaissance), Maxthon, K-Meleon, Avant Browser, Sleipnir et SlimBrowser. Vous les connaissez tous vous ? Moi pas, et pourtant je m’intéresse beaucoup à l’actualité des navigateurs internet…
Comment le choix des navigateurs a t’il été fait ?
Ce sont les 12 premiers navigateurs, en fonction du classement de trois sources de statistiques : ComScore et NetApplications (USA) et StatCounter (Irlande). Tout les six mois, le rang global de chaque navigateur va être déterminé par la moyenne de ces sources d’information.
Dans quel ordre les navigateurs vont-ils apparaître dans la liste ?
Une question très importante, source de beaucoup de débats (C’est compréhensible, le premier étant logiquement le mieux placé). Microsoft proposait cet été de les classer par ordre alphabétique du nom du fabricant du navigateur. Ce qui mettait Safari d’Apple en premier, alors que c’est le moins utilisé sur Windows des 5 premiers navigateurs !
Une idée vite critiquée par les concurrents d’IE. Ils ont au final eu ce qu’ils voulaient : la liste des navigateurs est rendue dans l’ordre… du hasard. Les 5 navigateurs de la première page seront mélangés, et il en sera de même sur la seconde page.
Comment va faire Microsoft pour nous présenter cette liste ?
En effet, pour ceux qui utilisent déjà Windows 7, cette liste n’est pas visible dans la procédure d’installation, ni à aucun autre moment. Il y aura donc une mise à jour, disponible via Windows Update à partir de la mi-mars. Une fenêtre proposera ensuite un choix de différents navigateurs…
C’est donc un changement majeur pour Windows, qui voit IE de plus en plus menacé par des navigateurs extérieurs. Mais sa suprémacie est encore grande (Part de marché globale de 70%), et cet accord ne concerne que l’Europe ! Et ça va ressembler à ça :
Thibaud
En entrant sur les terres du géant des logiciel, Google touche au jardin sacré de Microsoft : les systèmes d’exploitation. Entre l’enfant du Web et le père du Desktop, la guerre est maintenant ouvertement déclarée. Elle l’est en fait depuis longtemps : la présentation de Chrome OS n’est que l’ouverture d’un front de plus.
L’objectif de Google est, ici encore, de bouleverser le marché dans lequel il s’immisce, en suivant son plan d’action classique : lancer un nouveau produit, en général meilleur que la concurrence, mais gratuit. Ce fut le cas avec Gmail ; plus récemment, l’annonce de l’arrivée d’un logiciel de navigation Google (gratuit) a fait chuter les cours de bourse de sociétés comme Garmin ou TomTom.
Mais la patte de Google, sa touche personnelle, est de tout relier au web. Cette approche vient bien sûr des origines de la société californienne, née dans, par et pour le Web, mais aussi d’une vision : celle d’un futur où Internet sera tout et partout. Chrome OS, qui sortira d’ici un an, sera bâti autour du navigateur internet, et concu pour les webApps (Comme Google Apps). Google vante un temps de démarrage de 7 secondes ! En revanche, l’installation d’applications desktop sera apparemment impossible ! Si ces informations se confirment, Chrome OS aura pour principale clientèle les ultra-mobiles (Connectés en permanence par la 3G) ou ceux qui veulent installer deux systèmes d’exploitation : un, léger, pour naviguer sur le Web rapidement et l’autre (Windows ?) pour utiliser les applications desktop.
Microsoft connaît la même domination dans les systèmes d’exploitation que Google dans les moteurs de recherche. Une confrontation entre ces deux entreprises, à la vision du web et aux stratégies diamétralement opposées (Pour l’instant) ne peut qu’être bénéfique aux consommateurs. J’ai hâte de voir la suite des évènements, d’autant plus que j’ai l’impression, de plus en plus ces derniers temps, que Microsoft se transforme en géant aux pieds d’argile en ne se concentrant pas assez sur le Web.
Cet article de Computerworld décrit la réaction de Microsoft et consorts (Apple, Linux) à la présentation de Chrome OS. De manière prévisible, le démarrage en 7 secondes et la dépendance totale à Internet ne les impressionnent pas. J’avoue que je me vois mal adopter à temps plein un OS sans applications desktop !
Je reprends le résumé des fonctionnalités de Chrome OS fait par Jayworld:
Tags: Google, Google Chrome OS, Microsoft, Web Apps

Non, ce n’est pas du sensationnalisme bas de gamme ! Vous avez surement tous entendu parler du nouveau système d’exploitation de Microsoft, Windows 7. Le successeur de Vista est plus beau, plus pratique, plus efficace, plus fiable que son aîné, et j’en passe.
Bénéficiaire d’un bon retour des testeurs et d’un bouche à oreille favorable, Windows 7 a eu de bonnes ventes depuis son lancement le 22 Octobre (+234% par rapport à Vista dans la première semaine il me semble).
Mais d’après un de ces analystes, si le succès de 7 est grand, cela peut signifier paradoxalement… la ruine de Microsoft ! C’est ce que j’ai lu sur cet article chez Computerworld.
En gros, Jay R. Galbraith, Président de Galbraith Management Consultants, dit que le succès de Windows 7 pourrait faire de Microsoft le General Motors de l’informatique :
“La pire chose qui puisse arriver à Microsoft est le succès de Windows 7, qui renforcerait l’orientation de l’entreprise vers le desktop. Puis, au fur et à mesure que les clients s’éloignent du desktop vers les smartphones et autres appareils, la part de marche de Windows va décliner. Mais si elle baisse lentement, comme par exemple un ou deux points par an, cette baisse ne suffira pas à entamer la fierté des dirigeants obtenue grâce aux marges et aux profits élevés. Avec le temps, ces marges disparaîtront et Microsoft sera devenu un dinosaure de l’informatique. Bienvenue dans le scenario General Motors.”
Pour Galbraith, Microsoft doit se débarrasser des managers accrochés au passé de l’entreprise, et la meilleure manière pour que cela arrive est que Windows 7 soit un échec commercial, ce qui serait un électrochoc pour le géant de Redmond. Ce qui, a mon avis, devrait commencer par l’éviction de Steve Ballmer.
Personnellement, je ne suis pas d’accord avec cette analyse, bien au contraire. Je suis certes d’avis que Microsoft doit se concentrer sur Internet et le cloud. Mais je pense que le succès de Windows 7 donnera justement a Microsoft un appui financier important pour développer de nouveaux services (De la même manière que Google se sert de sa manne publicitaire pour développer des services gratuits). Très bientôt, Office sera ainsi disponible en ligne !
J’ai aussi un autre avis sur cette question. Windows 7 pourrait a terme signifier une perte d’importance de la manne que représente pour Microsoft les systèmes d’exploitation. Regardez XP : son succès continu et sa fiabilité (Apres les Service Packs) ont contribués en partie à la faiblesse des ventes de Vista (Et continuent a freiner les ventes de 7 !) : XP représente encore aujourd’hui 75% du marche des systèmes d’exploitation… si 7 a un trop gros succès, le scénario XP risque de se reproduire…