
Vu sur Le Figaro du 25 Novembre 2009
Peopleforcinema, le premier site sur lequel les internautes peuvent miser de l’argent sur la distribution d’un film, a déjà récolté 30740€ en une semaine pour la comédie Le Siffleur, avec François Berléand et Thierry Lhermitte, qui sortira en salle le 6 Janvier 2010 :
“Il y a un côté ludique, c’est un nouveau divertissement autour du cinéma, les internautes peuvent miser en ligne”, explique Simon Istolaien. “En intervenant au niveau de la distribution du film, les internautes sont directement intéressés au nombre d’entrées en salle. Ils ont accès à des recettes prioritaires et touchent de l’argent dès la première entrée”, ajoute Serge Hayat. Pour que l’internaute retrouve sa mise, Le Siffleur devra réaliser 900 000 Entrées. Au-delà, les profits grimperont et un jackpot est même prévu si le film dépasse les 3 millions d’entrées.
Des accords avec les distributeurs
Peopleforcinema a signé des accords avec quatre distributeurs : WildBunch, EuropaCorp, Mars et Studio Canal. Les internautes apportent entre 50 000 et 100 000 euros, somme plus symbolique que nécessaire au financement du film. “Ce ne sont pas 50 000 euros qui vont faire que le film se fera ou ne se fera pas. Peopleforcinema apporte la capacité à faire du marketing autrement autour d’un film. Nous créons un buzz sur le Web, avec la constitution de communautés d’internautes qui soutiennent le film” précisent les deux fondateurs.
A côté du film Le Siffleur, d’autres long-métrages sont ouverts à la souscription comme Brother et L’âge de raison (Sophie Marceau).
Simon Istolain n’en est pas à son coup d’essai. Il avait créé, avec Michel Goldman, le fils de Jean-Jacques, le site MyMajorCompany qui a permis aux internautes de financer le succès du chanteur Grégoire. Son succès a permis de crédibiliser le modèle, Grégoire ayant en effet été le meilleur vendeur de disques en 2008.
J’aime beaucoup ce modèle économique, pas seulement par les opportunités qu’il apporte. Il montre en effet un moyen de réconcilier l’industrie du cinéma et Internet, qui sont légèrement en froid depuis quelques années… et qu’en trouvant une stratégie qui ne passe pas par l’attaque frontale, ca peut tout de suite mieux marcher…
C’est à mon avis un énorme problème de société que l’attitude des industries historiques et des politiques avec Internet. Hadopi, les procès contre quelques téléchargeurs anonymes… ça ne sert à rien et c’est le reflet de personnes qui nient la réalité, ou ne la comprennent pas.
MyMajorCompany, Peopleforcinema… sont des initiatives extraordinaires, qui signeront peut-être un jour la réconciliation entre l’industrie des media et Internet !
Thibaud
La bande annonce du siffleur :

Le prix des publicités sur les vidéos en ligne ne cesse de baisser, mais il se peut que ce soit une bonne chose. Brightroll, un réseau publicitaire spécialisé dans ce type de publicité, annonce en effet que le coût pour mille impressions (CPM) des publicités Pre-Roll a baissé de près de 37% en un an.
En revanche, le chiffre d’affaire de Brightroll est lui en augmentation de 84% sur un an. La déduction est évidente : des publicités moins onéreuses attirent plus de clients, ce qui au final augmente bien le chiffre d’affaire.
Le graphique ci-dessus montre le CPM moyen de BrightRoll, avec un index 100 début 2008. D’après eux, les publicités vidéos ont débuté une reprise post-récession dès le début de l’année 2009, ce qui est remarquable compte tenu des difficultés des autres media publicitaires en ce moment (Télévision, journaux, …)
Contrairement à ce que certains peuvent dire, les publicités en pre-roll ne sont pas mortes, bien au contraire !
Un exemple de Preroll (Capture d’écran,si vous voulez voir par vous même cliquez ici):
Certains auront reconnus la célèbre pub de la marque de moto… mais elle change à chaque fois. La première fois je suis tombé sur Phillips et leurs équipements dans le domaine de la santé.

Après mon premier billet sur les arnaques par Facebook, je vais raconter un peu la suite de l’histoire. En effet, Michael Arrington étant un personnage de renom, ses billets ont suscité de multiples réactions de la part des intéressés : Facebook, Zynga, mais aussi d’autres éditeurs de jeu et des publicitaires. La plupart ont avoué leurs pratiques moralement et juridiquement trouble, et on déclaré leur intention de changer les choses et de trouver d’autres moyens de se remplir les poches. Même Facebook a agi, en retirant pendant quelques heures un jeu de Zynga pour violation des conditions d’insertion des messages publicitaires dans les applications. Mais tout n’est pas encore fait, loin de là…
Pour les anglophones, voici la liste des articles racontant ces réactions.
Two Companies That Said No To Social Media Scams
How To Spam Facebook Like A Pro: An Insider’s Confession
Scamville: Zynga Says 1/3 Of Revenue Comes From Lead Gen And Other Offers
Zynga Takes Steps To Remove Scams From Games
RockYou Joins The No Scams Parade. But What’s Facebook Up To?
MySpace Says Zero Tolerance For App Scams, Changes Terms Of Use
Tragedy Of The Social Gaming Commons: A Blueprint For Change
Offerpal Tries Out A New CEO. Shukla, Queen Of Scams, Is Out.
Facebook To Increase Enforcement Of Anti-Scam Rule
ScamVille: New Offerpal CEO Admits Mistakes, Makes Bold Promises
Zynga CEO Mark Pincus: “I Did Every Horrible Thing In The Book Just To Get Revenues”
Time Magazine: Are You Getting Scammed by Facebook Games?
Is Facebook a Paradise for Scammers?
“Horrible Things” Slink Back Into Zynga
Zynga’s FishVille Sleeps With The Fishes For Ad Violations
Zynga To Remove All In Game Offers
Zynga’s FishVille Gets Out Of The Penalty Box At Midnight

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Certains d’entre vous lisent peut-être Techcrunch, un des blogs de référence aux Etats-Unis pour Internet, l’électronique… son fondateur est un certain Michael Arrington. Celui-ci est connu pour ses coups d’humeur. Le dernier en date est une croisade contre le modèle économique des plateformes de jeu sur les sites comme Facebook. Son principal exemple étant Farmville, avec ses 60 Millions d’utilisateurs quotidiens. Le principe est simple.
Le principal enjeu pour les éditeurs de jeux tels que Farmville est de monétiser leurs utilisateurs, de les transformer en billets verts le plus vite possible. C’est la raison pour laquelle ils proposent aux utilisateurs d’obtenir plus de monnaie virtuelle (Ce qu’on utilise pour payer dans le jeu…) en échange d’argent ou de la participation à certaines offres. Ces éditeurs (Dont le plus important est Zynga : Farmville, Mafia Wars…) gagnent ainsi des centaines de millions de dollars. Mais c’est la manière par laquelle ces dollars sont obtenus qui est complètement immorale et même illégale.
Quand les utilisateurs rechignent à sortir leur carte de crédit (ce que je peux comprendre), ils se voient proposer une autre solution : des partenariats, qui permettent d’obtenir de la monnaie virtuelle en échange du remplissage d’un questionnaire, de l’essai d’une collection de CD… très bien me direz vous. Sauf qu’une partie de ces offres sont malhonnêtes et dangereuses pour le portefeuille de la personne piégée. Elles la font en réalité payer plus pour la monnaie virtuelle que si elle avait sorti sa carte de crédit ! Par exemple, par des abonnements SMS inutiles et chers, par exemple 10€ par mois, tout cela sans que ce ne soit jamais mentionné dans l’offre ! Et cette situation n’est pas bonne non plus pour les publicitaires classiques, qui ne peuvent rivaliser avec la rentabilité de ces offres.
Pourquoi appeler cela modèle économique ? Parce que c’est un cercle vicieux. Les jeux en ligne sont payés grassement par les publicitaires, argent qu’ils investissent en publicité sur Facebook, ou Myspace, ce qui attire plus d’utilisateurs… enfin vous voyez où je vais…

Depuis quelques années, et principalement depuis l’arrivée de l’Iphone, les téléphones mobiles sont de plus en plus utilisés pour naviguer sur le web. Oubliés, le WAP, ses jeux à 5€ et sa lenteur légendaire… certes, le web mobile est très loin derrière la navigation par ordinateurs classiques, mais sa consommation augmente de manière exponentielle. Aux Etats-Unis, son trafic a été multiplié par 50 (!!) en à peine trois ans. Il est donc tout naturel de voir apparaître de nouveaux acteurs : les publicitaires.
La publicité sur les téléphones mobiles existe depuis longtemps. Qui n’a jamais reçu un SMS promettant des rencontres chaudes, ou nous annonçant un message en absence sur le serveur vocal d’un quelconque téléphone rose… (J’espère que je ne suis pas le seul en tout cas !). Cette publicité par SMS est l’équivalent mobile de la brochure dans la boîte aux lettres… mais honnêtement, on ne fait pas du tout attention aux deux ! Ce graphique présente la situation actuelle de la publicité sur téléphone portables (Source : Groupe Kelsey ; en % du marché total, qui était de 168 millions de dollars) :
Ceux qui ont déjà navigué sur internet avec un téléphone le savent : les publicités visuelles (Bannières, bandeaux, …) sont extrêmement dérangeantes : elles prennent énormément de place sur l’écran et empêchent la visualisation du site correspondant. Personnellement, je pense qu’elles ne devraient même pas exister sur ce support…
Il reste donc la publicité dans les moteurs de recherche : quand je me balade en ville et que je cherche désespérément où acheter des churros à Toulouse, j’ai le réflexe de sortir mon téléphone et de faire une recherche Google. Si je trouve un lien sponsorisé « Churros dans le centre de Toulouse », je vais cliquer dessus ! Je trouve que la publicité sur les moteurs de recherche s’adapte très bien aux téléphones portables : Quand on cherche quelque chose avec son téléphone, c’est souvent pour trouver quelque chose de proche (Un tabac de nuit, …).
Le Groupe Kesley a ensuite réalisé des estimations pour 2013, qui portent le marché à un chiffre d’affaire de 3,1 milliards de dollars. Les pourcentages qu’ils ont trouvés me paraissent vraisemblables :
En tout cas, je commence à comprendre l’intérêt que porte Google au marché mobile (Google Adwords a récemment commencé à proposer des options spécifiques aux téléphones portables et – soi dit en passant – Android, le système d’exploitation mobile de Google, saura sûrement tirer parti de ces avancées…).